ALEXANDRA FOURNEL
Courtier immobilier résidentiel
Il y a de cela 2 ans, j’ai traversé une épreuve douloureuse, j’ai vécu une 2e fausse couche en 5 ans à quelques mois de grossesse.
Voici mon histoire...
Je caressais profondément le rêve depuis plusieurs mois d’être enceinte et c’était pour moi un moment inestimablement merveilleux de savoir que j’étais enceinte. J’avais eu ma première écho et cette fois si on entendait le cœur battre de façon franche et le médecin m’avait dit que cette fois-ci mon bébé (appelons-le ainsi, car c’est comme cela que je le voyais même si certains diront que c’était un fœtus-embryon) était bien vivant et qu’il avait une belle grosseur pour le nombre de semaines de grossesse. Croyez-moi ses paroles je m’y étais accrochées.
Enfin, après 5 ans d’essais et d’attente pour les inséminations j’étais enceinte naturellement, WOW!
Malheureusement, le cours des choses a changé rapidement suite à une fausse couche à 3 mois de grossesse. J’épargne les détails, mais vous comprendrez que c’était la déception, la dépression totale et ma vie ne tournait qu’alentour de cet échec. La souffrance physique et mentale était omniprésente dans ma vie. Je voyais mon conjoint déçu et triste et moi je me sentais comme une incapable de porter un enfant. Ce fut un moment difficile, empreint de tristesse et de chagrin. C’est à ce moment-là que Les Perséides ont croisé ma route, m’offrant un soutien psychologique qui a été d’une valeur inestimable.
Non seulement ont-ils été présents pour moi, mais ils ont également étendu leur soutien à mon conjoint. Leur équipe est venue chez nous, apportant non seulement des repas réconfortants, mais aussi une écoute attentive. Dans ces instants de détresse, j’ai ressenti la chaleur humaine et la compassion de cette organisation. J’avais l’impression que mon entourage ne comprenait pas à quel point je souffrais, mais eux, OUI! Ils m’ont permis de m’exprimer sur ma souffrance et m’ont donné le droit d’être en deuil.
Avant de les rencontrer, je sous-estimais ma peine lorsque je pleurais, car je me disais que j’étais seulement à 3 mois de grossesse et que d’autres parents ou futurs parents vivaient des situations beaucoup plus dramatiques que la mienne et que je devais arrêter de pleurer autant. Ayant travaillé plus de 12 ans en pédiatrie comme infirmière auxiliaire, j’ai supporté plusieurs parents dans le deuil et pour moi le mien n’était pas comparable. Les Perséides mon vite faite comprendre que c’était faux et que j’avais le droit de pleurer autant et de me sentir comme je me sentais et que derrière chaque grossesse il y avait un rêve, que je m’étais projeté dans le futur avec mon bébé et que c’était normal d’avoir de la peine même si ma grossesse n’était qu’à 3 mois.